Permettez moi, avant d'aborder le sujet de cette page un peu iconoclaste, un petite prologue destiné à introduire les méthodes scientifiques alternatives à celle du GIEC qui, comme vous le savez, est basée sur les projections données par les ordinateurs. Ces dernières font la manchette des journaux alarmistes et prédisent une élévation constante de la température de la planète dans les années qui viennent...
Mais (on ne vous le dit jamais), il y a deux manières, très différentes, d'aborder les sciences du climat, la climatologie. Or, ces deux approches conduisent à des résultats et à des prévisions diamétralement opposées...Voyons cela :
- La première de ces méthodes, mise en avant par les climatologues du GIEC et ses adeptes et dont on vous rebat les oreilles en vous affirmant qu'elle est incontournable, repose sur l'utilisation exclusive de modèles d'ordinateurs dits GCM (Global Circulation Model ou modèles de circulation générale). C'est ce que l'on appelle des modèles "déterministes" en ce sens que l'on présuppose que l'on est capable d'élaborer des simulations numériques du climat du temps présent et du futur, à partir des tout premiers principes. Cela suppose que l'on a tout compris des mouvements de l'atmosphère et des océans et que l'on sait tout sur les équations et les multiples paramètres qui influencent le climat et aussi, sur les nombreuses réponses (contre-réactions) positives ou négatives des différents composantes de la planète (terres, océans, biotas etc.). Ce sont ces modèles déterministes qui sont utilisés, en particulier et parmi bien d'autres, par les ingénieurs de Météo-France qui ont extrapolés les modèles classiques utilisée par la météorologie (tel que ARPEGE-climat qui est un avatar de ARPEGE météorologie) pour essayer de prédire le climat... dans cent ans. Compte tenu de l'extraordinaire complexité du problème climatique et du grand nombre d'inconnues, il est clair pour des milliers de scientifiques rigoureux que le résultat d'un tel exercice ne peut-être qu'extrêmement hasardeux (voir ici). Cette méthode aboutit, en général, à ce que l'on appelle des "projections" et non à des "prévisions" comme beaucoup le pensent, à tort.
- La seconde méthode est la méthode empirique. Elle consiste à étudier les variations climatiques du temps passé et à essayer de trouver d'éventuelles périodicités dans ces évolutions ou des corrélations entre les variables du climat, comme la température, et les quantités réellement observables (tels les caractéristiques des océans où des éruptions solaires, par exemple). Ces méthodes, car il y en a plusieurs, sont basées fondamentalement sur les sciences de l'observation et non pas sur les projections, plus ou moins virtuelles, fournies par les ordinateurs. Cette méthode ne présuppose pas la connaissance détaillée de la totalité des multiples processus qui influencent le climat. Elle se contente d'observer et d'extrapoler.
A noter que cette distinction entre ces deux approches, très différentes, de la science climatique, n'est absolument pas propre à cette dernière. On retrouve actuellement cette dualité dans pratiquement toutes les sciences des systèmes complexes. La première méthode est toute récente. Elle procède des énormes progrès accomplis par les ordinateurs durant ces dernières décades. La seconde est la méthode traditionnelle, classique. C'est celle qui a permis à la Science d'accomplir les immenses progrès que nous connaissons. C'est celle de Louis Pasteur ou de Claude Bernard, parmi d'autres. Ainsi, le débat actuel qui oppose les tenants de l'effet de serre anthropogénique et les "sceptiques", ou plutôt, les "rationalistes" n'est pas seulement un débat scientifique habituel. Il reflète aussi le débat, plus vaste encore, qui oppose, dans les sciences de la complexité, les tenants des sciences de l'observation à ceux des simulations numériques par ordinateur.
Peu d'entre vous connaissent la grande diversité des projections modérément alarmistes des ordinateurs du GIEC. Par contre, tout le monde connaît les prévisions catastrophistes du bureau politique du GIEC, répercutées et amplifiées au centuple par les journaux, les télévisions, les écologistes, Al Gore etc. qui s'en font quotidiennement l'écho au point que beaucoup commencent à se lasser de ce matraquage en règle, qui constituera un précédent dans l'Histoire avec des conséquences sans doute désastreuses.
Mais personne, à l'exception de quelques milliers de scientifiques
vigilants, ne connaît les prévisions ou les projections des autres modèles empiriques qui pourtant ont été élaborées dans les règles de la plus stricte rigueur scientifique...Et de fait, ces
projections, ces prévisions, ne satisfont pas la soif des médias et des écologistes pour les nouvelles alarmistes. Pourtant, elles le devraient, car ces méthodes qui utilisent l'observation et
les faits réels, prédisent unanimement que nous allons vers un REFROIDISSEMENT de la planète dans les années qui viennent, comme on le craignait en 1977 (ci-contre, une couverture du Times Magazine et voir cette page) . Et nous avons beaucoup plus à craindre du froid que du
chaud...
Examinons successivement quelques indications qui vont dans le sens d'un prochain refroidissement.
2) L'évolution des température océaniques semble indiquer un prochain "basculement climatique "comme il s'en est produit un en 1977.
Ce paragraphe est inspiré d'un article écrit par Joseph d'Aleo. Joe d'Aleo est un expert en météorologie, successeur de John Coleman à la TV Weather Channel. Il est l'auteur d'un grand nombre d'articles et d'un livre plus particulièrement spécialisés dans l'étude des couplages entre le climat et les oscillations périodiques des océans (NAO et PDO). Il est membre élu de l'American Meteorological Association (AMS). Il est actuellement Président du comité de l'AMS chargé de l'analyse du climat et des prévisions. Il est un spécialiste reconnu des courants marins comme El Niño et La Niña.
Voici ce qu'il écrit dans son article qui sert de base à ce paragraphe. On ne peut faire mieux en guise d'introduction que de le lire :
"En 1977, l'océan pacifique a subi une évolution majeure qui est appelée "Le grand changement climatique de l'océan pacifique". De manière soudaine, des eaux chaudes ont remplacé les eaux froides qui avaient prévalu pendant la plus grande partie des trois décades précédentes sur la cote ouest de l'amérique du nord et le long de la cote équatoriale du pacifique est. En 1997, des chercheurs de l'Université de Washington on rapporté dans un article du bulletin de l'American Meteorological Society, qu'ils avaient découvert une oscillation multidécadale (NDLR : qui dure quelques dizaines d'années) dans les températures et les pressions de l'océan pacifique en étudiant les modifications décadales du rendement de la pêche au saumon. Ils ont appelé cette oscillation PDO, la "Pacific Decadal Oscillation". Ils ont noté que l'année 1977 avait été l'occasion d'un basculement de la phase chaude à la phase froide de cette oscillation PDO."
Ainsi, dans le mode "chaud" les eaux chaudes sont favorisées dans la partie Est de l'océan pacifique par une majorité de courants El Niño tandis que dans le mode "froid", ce sont les courants La Niña qui prédominent.
Il est intéressant de rapprocher les graphiques qui montrent l'évolution de la température du globe avec celui qui donne l'intensité des courants El Niño (chauds) et La Niña (froids). C'est ce qui est fait ci-dessous :
Ces deux graphiques, remis à la même échelle de temps couvrent la période 1950-2006.
Celui du haut représente les anomalies de température du globe en degrès centigrades
Celui du bas indique l'indice ENSO, c'est à dire l'indice qui mesure l'intensité des courants El Niño (en rouge) et La Niña.
On voit du premier coup d'oeil qu'il existe une coïncidence nette entre le basculement de l'indice ENSO et le basculement des températures du globe survenu en 1977 (c'est l'époque où on craignait un nouvel âge glaciaire !), où on est passé d'une période refroidissement à une période de réchauffement. Vous remarquerez aussi que l'année 1977 correspond exactement au changement de sens de la variation sinusoïdale évoquée par Klyashtorin et Lyubushin dans la première section de cette page (ci-dessus). 1977 est effectivement l'année où les températures du globe ont commencé à remonter après la décroissance des années 1940-1975. (voir figure ci-dessus)
Mais, comme "corrélation n'est pas raison", et en particulier dans le cas de celle, chancelante, du taux de CO2 et de la température du globe, considérons la courbe suivante, qui donne l'anomalie des températures du globe mesurée par satellites ( unités MSU : Microwave Sounding Unit" UAH : Université d'Alabama, Huntsville) sur laquelle on a noté l'existence des phénomènes El Niño (qui réchauffent) et des éruptions volcaniques (qui refroidissent). Comme on le voit clairement, les pics de température, dans un sens comme dans l'autre correspondent parfaitement avec l'occurrence des phénomènes El Niño et des éruptions volcaniques, comme Le Pinatubo (1991) ou El Chichon (1983). Vous remarquerez que les refroidissements dus aux phénomènes volcaniques ne se produisent qu'avec un temps de retard d'environ un à deux ans qui est le temps nécessaire pour que les aérosols émis dans l'atmosphère produisent leurs effets, puis disparaissent.
Le "El Niño" de 1998, exceptionnellement intense, est très visible sur ce graphe. Il correspond bien au maximum des températures terrestres.
Autrement dit, il est évident que les phénomènes El Niño et La Niña qui caractérisent les températures et les courants de l'océan pacifique jouent un rôle déterminant ou, du moins, sont corrélés aux variations de la température terrestre.
A noter que les oscillations nord atlantiques (NAO) suivent traditionnellement les PDO avec quelques années de retard.
L'effet de ces oscillations sur la température globale ne doit pas nous surprendre quand on sait qu'environ 73% de la surface de la planète est constitué par les océans.
A quoi ressemble un phénomène La Niña ?
Ci-contre, une image très récente ( du 15 novembre 2007), publiée par la NOAA, qui montre les anomalies actuelles de température des océans du globe. Ce graphique est codé en couleurs de
l'arc en ciel comme à l'habitude : Bleu=froid, rouge=chaud) La Niña est plus particulièrement associée à l'onde bleue horizontale et oscillante que l'on voit atterrir au niveau de l'équateur
sur le continent Sud-Amérique.
A noter que les courants El Niño, lorsqu'ils existent, se traduisent par les couleurs complémentaires de celles de La Niña. Autrement dit vous remplacez mentalement le bleu par du rouge pour avoir une idée assez exacte de ce que donne le phénomène El Niño.
Mais pour ce qui est du temps présent (Novembre 2007) on constate qu'un courant La Niña de grande intensité a pris naissance et que les océans montrent une tendance nette au refroidissement, à l'exception peut-être de la partie Nord Atlantique qui n'en verra le contre-coup que dans peu d'années.
Compte tenu de ce qui a été écrit plus haut au sujet des corrélations qui existent entre la température du globe et les courants chauds ou froids, il n'est pas douteux que la présence inopinée de ce courant La Niña en cette fin d'année 2007 est l'indice, sinon la preuve, d'un refroidissement généralisé. Hélas, il n'est pas encore possible de prévoir l'occurrence des El Niños ni des La Niñas dans les années qui viennent bien que certains auteurs établissent une corrélation avec les cycles solaires que j'évoque ci-dessous. Néanmoins, on peut remarquer que la survenue inopinée de La Niña en cette fin d'année 2007 est un excellent indice d'un refroidissement prochain de la planète conformément aux prévisions de Klyashtorin et Lyubushin, ci-dessus. Ce que nous ne savons pas encore, c'est combien de temps il va persister...
Cette modeste analyse montre que les températures des océans et de la surface terrestre sont indissolublement liées. On observe nettement des cycles multidécadaux corrélés des températures de ces différents sous-systèmes. Il est hors de question d'imaginer que le taux de CO2 en croissance continue et plus ou moins constante dans l'atmosphère constitue le moteur N°1 de ces oscillations. Par contre, il existe un moteur bien connu que le GIEC se refuse encore à considérer malgré les nombreuses évidences publiées, jour après jour, dans la littérature scientifique...C'est tout simplement le Soleil (voir explications détaillées ici).
Alors, que nous prédit l'analyse du comportement de l'astre solaire pour les années à venir ? C'est ce que nous allons voir maintenant.
3) Le déclin éruptif des cycles solaires entraînera un refroidissement, sans doute intense, de la planète...
Un très grand nombre de travaux, publiés dans la littérature scientifique depuis 1801 (!), rapportent la corrélation frappante qui a existé au cours des âges et depuis les temps les plus reculés et qui existe encore, entre l'activité éruptive de l'astre solaire et les températures du globe. L'image ci-dessous montre une très belle éruption à la surface du soleil. Ces séries d'éruptions solaires suivent des cycles presque périodiques d'une durée approximative de 11 années.
Vous trouverez une analyse, non exhaustive mais assez détaillée de ces découvertes, dans la deuxième partie de la page "Théories du réchauffement climatique sous la loupe", ou encore ici de manière plus succincte.
Bien qu'un projet International très important (appelé CLOUD 2007-2010 ) soit actuellement en cours au Centre de Recherche Nucléaire
(CERN) de Genève pour élucider le détail des mécanismes physiques qui conduisent à cette corrélation, les rapports successifs du GIEC
et des ses supporters, ne mentionnent jamais l'existence de cette possibilité qui est pourtant confortée par une multitude d'observations très variées (fossiles, dendrochronologie,
températures etc.), distribuées sur l'ensemble de la planète et sur de très grandes périodes de temps...Le GIEC se contente en générale de faire remarquer que
l'irradiance solaire (c'est à dire la quantité de rayons lumineux envoyés sur la terre par le soleil) ne varie que très peu, d'environ 0,1%, ce qui est insuffisant pour expliquer les
variations (pourtant faibles = +0,6°C en cent ans) que nous connaissons actuellement.
Certes, ce n'est pas faux mais le GIEC et ses supporters font ainsi semblant d'ignorer que l'astre solaire agit sur les températures terrestres par un processus qui n'a strictement rien à
voir avec l'éclairement lumineux. De fait, il est peu probable qu'ils l'ignorent. Mais à l'évidence, ils préfèrent en pas en parler...
D'autres, des milliers d'autres, qui eux n'ont pas les mains liées par des impératifs économico-politico-socio-écologiques, soutiennent activement cette théorie et la considèrent comme pratiquement avérée, tant est grande la quantité d'observations positives à ce sujet.
Ainsi sont nées une longue série de prévisions pour les températures à venir qui se basent sur la connaissance que nous avons de l'évolution des cycles éruptifs de
notre astre solaire. Comme je l'explique en détail dans cette page, une activité éruptive faible correspond inévitablement à une baisse des températures. Et c'est bien ce que prévoient, pour les années à venir,
beaucoup d'astrophysiciens et de nombreux autres scientifiques qui penchent pour cette théorie.
Comme on le pense, le siècle écoulé a été une période extrêmement riche en éruptions solaires. La plus riche depuis plus de 6000 ans, dit-on. Ce qui explique la montée des températures que
nous avons connue.
Parmi des milliers d'autres, certains physiciens ou astrophysiciens ont défendu cette thèse contre vents et marées au cours des années passées.
C'est le cas, en particulier de Theodor Landsheidt (son site ici) , (photo ci-contre, à droite, décédé en 2004). Landscheidt était un astrophysicien renommé, extrêmement cultivé.Il était
l'expert N°1 dans la prévision des cycles solaires et de leurs conséquences sur le climat de notre planète. Il fonda et présida un grand nombre d'organismes d'astrophysique. Il était un
partisan convaincu des thèses selon lesquelles les éruptions solaires sont pilotées par les mouvements conjugués des planètes du système solaire, rejoignant en cela les idées de Rhodes
Fairbridge dont je parlerai plus loin et bien entendu de l'influence directe des cycles solaires sur le climat. Voici ce que disait Theodor Landscheidt, peu de
temps avant son décès :
"J'ai aussi prédit, en 1984 que l'activité solaire diminuerait après 1990. C'est ce qui arriva. Bien qu'un comité d'experts ait prédit en 1996 et même deux années plus
tard, que le cycle 23 serait de grande amplitude comme les cycles précédents (soit 160 tâches solaires moyennées sur un mois). L'activité réellement observé
(NDLR: comme je l'avais prédit) n'était que de 120, donc beaucoup plus faible.
Mes prévisions sur le climat, basées sur les cycles du mouvement solaire, ont aussi vérifié mes prévisions. J'ai correctement prédit la fin de la sécheresse du Sahel trois ans avant que cela
se produise, le maximum de l'indice Palmer des sécheresses pour les USA vers 1999, la violente décharge du Po vers le début de 2001, les trois derniers El Niños ainsi que le dernier La Niña.
Le succès de ces prévisions basées uniquement sur les cycles solaires est irréconciliable avec les allégations du GIEC qui prétendent qu'il est improbable que le
forçage naturel puisse expliquer le réchauffement de la dernière moitié du XXème siécle."
Avant son décès survenu en 2004, Theodor Landscheidt avait laissé une sorte de testament pour les années à venir. Il prévoyait que la température allait progressivement décliner jusqu'en 2030 (Ce qui rejoint les prévisions de Fairbridge, d'Abdoussamatov et de l'école Russe, voir ci-dessous). Voici ce qu'il écrivait (ici) A noter que son article est intitulé : "Un nouveau petit âge glaciaire au lieu du réchauffement global ?" :
"Nous n'aurons pas besoin d'attendre jusqu'en 2030 pour voir si le prochain minimum profond du cycle de Gleissberg ( NDLR: périodicité longue du cycle solaire) est correctement prédit. Le cycle 23 actuel avec son intensité notablement faible, semble être une bonne indication de cette tendance que nous avions prévue, sur la base des cycles solaires, il y a deux décades.... Les événements El Niño devraient devenir moins fréquents et moins intenses (NDLR : Nous sommes carrément rentré dans un La Niña (froid) en fin d'année 2007 !). Les prédictions à long terme seulement basées que les cycles solaires peuvent être considérées comme un démenti des hypothèses du GIEC sur le réchauffement anthropogénique.
Rhodes Fairbridge, lui
aussi décédé tout récemment (en 2006), soutint exactement les mêmes idées que Theodor Landscheidt. Rhodes Fairbridge
était un scientifique australien dont la fécondité et la culture scientifique laissent
rêveur. Il publia quelques 1000 (!) articles scientifiques dans plusieurs disciplines et un très grand nombre de livres (une centaine, et notamment des encyclopédies sur des sujets très
variés).Il fut président d'un très grand nombre d'organismes scientifiques et fut couvert d'honneurs durant son existence. Il est, entre autres, le père d'une théorie, longtemps décriée par
l'establishment scientifique, mais qui est maintenant universellement acceptée, sur les mouvements oscillatoires des niveaux marins au cours des âges. Ses 70ème; 80ème et 90ème anniversaires
ont fait l'objet de la publication de trois gros volumes d'articles scientifiques qui lui sont entièrement dédiés. Bref, Rhodes Fairbridge était un géant de la science.
Sa spécialité était l'observation attentive des cycles astronomiques et de toutes leurs conséquences, notamment sur le climat. C'est ainsi qu'après avoir observé un grand nombre de phénomènes divers et de périodicités (aussi bien en géologie qu'en géomorphologie, dans les glaciations, les sédiments, les dunes de sables, les roches des plages, les courants marins, les variations du champ magnétique terrestre, la dendrochronologie, les biotas etc.), il acquit la conviction que les mouvements et les éruptions de l'astre solaire jouaient un rôle déterminant. Il devint ainsi un partisan convaincu de l'influence prépondérante des cycles solaires sur le climat.
Pour Rhodes Fairbridge, tout cela ne faisait plus aucune doute. Il fut le premier à établir le modèle dit "SIM" (Solar Inertial Motion, mouvement inertiel du soleil) pour expliquer l'évolution et la durée des cycles solaires successifs, suivi d'ailleurs par Theodor Landsheidt. Selon Faibridge, le système solaire (c'est à dire le soleil et les planètes) tout entier, effectue des mouvements plus ou moins périodiques autour de son barycentre. Le soleil est ainsi conduit à se déplacer d'une distance qui correspond à deux fois son diamètre. Tous ces mouvements sont d'une grande complexité parce qu'ils sont plus ou moins chaotiques du fait que les périodes de révolution des différentes planètes autour du soleil sont différentes. Les deux plus grosse planètes de notre système qui sont Jupiter et Saturne jouent évidemment un rôle prépondérant dans le déplacement de l'astre solaire.
Ainsi et selon le modèle de Fairbridge, le déplacement maximum du soleil est obtenu lorsque les deux planètes (Jupiter et Saturne) sont alignées avec le soleil. Ce sont, selon la théorie de Fairbridge, ces déplacements divers qui sont à l'origine des variations de l'intensité et des durées des cycles éruptifs du soleil....et donc des variations du climat de notre planète, comme l'avait pressenti William Herschell dès 1801.
De fait, il va nous être possible de tester (une fois de plus) le modèle SIM de Rhodes Fairbridge. En effet, celui-ci prédit une atténuation marquée et progressive des cycles solaires de 2010 à 2040 avec un refroidissement généralisé à la clef... tout comme le prévoyait Theodor Landscheidt. La théorie SIM prédit que le cycle solaire N°24 sera encore plus faible que le cycle 23 (déjà moins intense que les précédents). D'après cette théorie, le cycle 24 devrait ressembler au cycle 14 qui commença en février 1902 et se termina en août 1913. De plus cette théorie SIM prédit également que les cycles 25 et 26 seront encore moins intenses que les cycle 24, lui même moins intense que le cycle 23, ce qui devrait nous conduire à un nouveau petit âge glaciaire...Brrr...
Voici une image de ces fameux cycles solaires. On a porté en ordonnée le nombre de Wolf qui est, en gros, le nombre des tâches solaires. Les cycles qui figurent après le cycle 23 sont évidemment encore hypothétiques. L'année 1700 correspond à la fin du petit âge glaciaire avec la réapparition des tâches solaires, restées absentes durant environ 60 ans, pendant le petit âge glaciaire.
Enfin, la Science Russe n'est pas une fervente admiratrice du GIEC, loin de là !
Les russes sont réputés très forts dans différentes disciplines dont, probablement, la plus éminente est l'astrophysique. L'Institut de Poulkovo est sans aucun doute un (sinon le) meilleur du monde. C'est ainsi que beaucoup de chercheurs russes, très experts dans l'observation des planètes et du soleil sont des supporters convaincus des théories que j'ai brièvement rappelé ci-dessus. Le plus connu chez nous, car il s'est permis quelques déclarations fracassantes contre les thèses du GIEC qui ont été répercutées en Occident, est, sans aucun doute, le Professeur Khabibullo Abdoussamatov (voir ici une de ses déclarations). Mais, il est très loin d'être le seul a être convaincu que le soleil est le seul responsable ou en tout cas, le responsable majeur du réchauffement climatique bénin que nous avons connu récemment sur notre planète. A titre d'exemple, voici le titre et le résumé d'un article publié dans la littérature scientifique russe, de chercheurs de l'Institut de Physique Soleil-Terre d'Irkutsk.
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"Allons nous vers un Réchauffement Global dans un proche avenir ?" (source)
V. S. Bashkirtsev and G. P. Mashnich
Institut de Physique Soleil-Terre, Division Sibérie, Académie des Sciences de Russie
P.O. Boite 4026, Irkutsk, 664033 Russie.
IAPC Nayka ( NDLR: IAPC Sciences) relayé par Springer Verlag (US), Août 2002
Résumé : Les données successives sur les nombres de Wolf (NDLR : le nombre de tâches solaires) et sur les température de l'air au dessus de Irkutsk
et le globe entier, ont été analysées. Les variations des températures locales (Irkustk) et globales ( la terre entière) suivent les variations de l'activité solaire. On prédit une
chute globale des températures pour les 25 années à venir, à partir de la forte corrélation soleil-terre et du déclin prévu de l'activité solaire jusque vers
2025.
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Le moins que l'on puisse dire c'est que toutes ces prévisions de chercheurs russes, allemand et australien convergent pour prévoir une longue période de refroidissement....qui risquent de repousser les accords de Kyoto 2 (et les éco-pastilles pour les voitures des français) aux calendes grecques... N'en déplaise aux écologistes, Al Gore et autres thuriféraires du zéro carbone.
Dès lors se pose une question cruciale :
Alors, où en sommes nous exactement du point de vue de la fin du cycle solaire 23 qui semble s'éterniser ? Que nous annonce t'il ?
Pour répondre à cette question qui nous taraude puisque de sa réponse risque de dépendre le climat de notre planète dans les années à venir, voici quelques remarques inspirées d'un article du 5 décembre 2007, publié par un astronome anglais ( Dr David Whitehouse, auteur de "le soleil : une biographie", chez John Wiley, 2004)
Après une activité exceptionnelle durant les cycles précédents le cycle 23 actuel , l'activité éruptive solaire s'est brusquement arrêtée ce qui normal entre deux cycles à condition que cela ne dure pas trop longtemps. Depuis plusieurs mois, aucune tâche n'est apparente sur le disque solaire.Tous les astronomes attendent le futur début du cycle 24 à venir... mais qui ne vient pas !
- Le premier indice, très étonnant, d'une modification importante de l'activité solaire provient de l'observation du "conveyor belt", la ceinture de circulation qui tourne indéfiniment autour du soleil et dont la vitesse est indubitablement liée à l'activité éruptive solaire. Le mouvement de ce "conveyor belt" s'est brusquement ralenti au cours des mois passés au point que, comme le dit un astronome, "Le point (c'est à dire la vitesse de rotation de la ceinture) est en dessous et en dehors du graphique ! Ceci aura des répercussions importantes sur l'activité solaire à venir" et notamment sur un cycle 25 qui devrait être très faible (selon la NASA) ; C'est un indice important mais ce n'est pas le seul. En effet :
- Les cycles du soleil dont la durée est en moyenne de 11 ans, peuvent être plus courts ou plus longs. A noter que pendant la période du petit âge glaciaire ( 1645 à 1715) le cycle précédent avait duré très très longtemps, 13,6 années exactement. D'autre part, pendant cette période (minimum de Maunder), il n'y eu qu'une cinquantaine d'éruptions au lieu de 50000 habituellement. La terre connut une période dramatiquement froide à une époque où la population criait famine...Comme vous le savez parce que vous avez lu cette page, une faible activité solaire correspond à une période froide sur la planète.
-
Les astronomes scrutent le soleil avec attention en s'attendant à voir les premières manifestation du cycle
24. Rien ne vient...
Le cycle 24 aurait dû commencer en décembre 2006. La NOAA (celle qui s'occupe aussi des prévisions des ouragans et qui en a prédit plus qu'il n'en est arrivé en 2006 et 2007 ) prédit alors que ce cycle 24 commencerait en mars 2007. Devant l'inactivité évidente du soleil, la NOAA repoussa la prédiction à Mars 2008 ! - Or l'astronome David Whitehouse (repris par Russ Steele) déclare, dans son article cité plus haut : " La première indication que le soleil émerge de son minimum actuel de "sunspot" sera l'apparition de petites tâches aux hautes latitudes. Ces tâches apparaissent généralement entre 12 et 20 moins avant le départ d'un nouveau cycle." C'est alors que ce samedi 4 janvier 2007...
- Une petite tâche est effectivement apparue sur le disque solaire à haute latitude. Voici l'image toute récente :
Toute la question est de savoir si l'apparition de cette petite tâche (appelée tâche 981) représente
le départ du nouveau cycle solaire (auquel cas le cycle 23 aura duré 11,5 années) ou s'il faut encore attendre entre 12 et 20 mois (comme le dit Whitehouse) pour que survienne le début
effectif du cycle 24 (auquel cas le cycle 23 aura duré entre 12,5 et 13,2 ans).
Note : David Whitehouse s'appuie sur le fait qu'il existe, entre deux cycles successifs une sorte de palier où des "sunspots" apparaissent sans qu'il y ait véritablement de croissance
du nombre de ces tâches solaires.
L'existence de ce palier est liée au fait que lors de l'apparition d'un nouveau cycle, l'orientation magnétique des tâches solaires est renversée dans les deux hémisphères. Le moment magnétique du soleil est renversé.
Quant un nouveau cycle commence, le nombre de tâches qui ont l'orientation magnétique du cycle ancien diminue peu à peu. Pendant la période de transition entre deux cycles, les tâches d'orientations magnétiques opposées peuvent coexister. Le hic dans la cas présent, c'est qu'il n'y avait plus du tout de tâche solaire !
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Ce palier est assez apparent entre la fin du cycle 22 et le débat du cycle 23. Il a duré près de un an.
La question est donc de savoir où nous en sommes actuellement. Sur le palier ou déjà sur la montée en puissance du cycle ?
Comme toujours, soyons patients. Nous aurons bientôt la réponse à la question. Je vous tiendrai aux courant et nous aurons alors une idée un peu plus précise de ce que sera l'amplitude du cycle 24 et donc, en principe, des températures à venir...
Comme vous le savez, l'expérience montre que plus longue est l'attente à la fin d'un cycle, plus faible est l'intensité du cycle suivant (24, en l'occurrence). Et comme
vous savez tous aussi maintenant que : faible cycle solaire = refroidissement de la planète...
A noter que des chercheurs chinois et indiens ( P. Chetterjee, Jie Jiang et Arnab Rai Choudhuri) prévoient un cycle 24 35% plus faible que le cycle 23 (article en pdf ici) ce qui est en total accord avec
le modèle SIM de Rhodes Fairbridge (voir ci-dessus) mais qui contraste nettement avec les prévisions de Dikpati et al (2006) qui prévoyaient, en 2006, un cycle 24 50% plus intense que le
cycle 23. Nous verrons bien qui a raison...
Mais si les chercheurs indiens et chinois, Rhodes Fairbridge ainsi que David Whitehouse ont raison, nous pouvons nous
attendre au refroidissement... Brr...
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Et enfin, pour conclure, voici la tendance de la température globale ( latitudes 70S a 82.5N), pour les 10 dernières années, à partir des données satellites RSS officielles de la basse troposphère .(source)
Le dernier point à droite est celui de Novembre 2007.
La régression linéaire élémentaire donne - 0,05°C/ décade !
La température du globe baisse depuis dix ans alors que le taux de CO2 dans l'atmosphère a continué à augmenter comme auparavant...
Le pic, à gauche du graphique, correspond au phénomène El Niño exceptionnellement intense de 1997-1998.
Pour les 28 dernières année, cette courbe réactualisée jusqu'en fin 2007 est encore plus parlante. La voici :

A en croire la variation d ela température de ces dernières années, nous avons atteint et dépassé un maximum.
Les accidents précédents sur cette courbe sont dus aux éruptions volcaniques ou aux El Niños successifs. Celui de 1998 est très net.
A noter que la glace du pôle Nord dont on nous a dit qu'elle devait disparaître rapidement, s'est reconstituée à une vitesse record à la fin de l'automne 2007....
En attendant et en décembre 2007, au Canada et aux Etats-Unis, on a battu des records...
de neige et de froid !.
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